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Tchad / Soudan : la position de SOS Villages d'Enfants concernant l'adoption
Interview avec Pierre Pascal, Président de SOS Villages d'Enfants
Quelle est votre position sur l'adoption des enfants ?
Je voudrais en premier lieu insister sur le fait que notre approche est centrée sur l'enfant.
Tout enfant a le droit de grandir dans une famille, dans son pays, en parlant sa langue maternelle et en étant élevé dans sa propre culture. Ce sont des points d'appui très importants pour la construction de l'identité d'un enfant. C'est la raison pour laquelle, lorsqu'un enfant ne peut pas être élevé par sa propre famille ou par la communauté, nous proposons - dans un village d'enfants SOS - une prise en charge sur un mode de vie familial avec des personnes de son pays, sa langue, sa culture.
Nous cherchons également à renforcer la structure familiale lorsqu'elle est fragilisée et exposerait l'enfant au risque d'abandon. Des programmes d'aide à la parentalité, au soutien à l'autonomie des parents sont mis en place dans de nombreux pays avec l'accompagnement de SOS Villages d'Enfants.
Lorsque les possibilités locales ont été épuisées, l'adoption peut représenter une alternative
pour une prise en charge de qualité pour un enfant, dans le respect bien évidemment de la Convention de La Haye sur la coopération en matière d'adoption internationale et selon la voie juridique appropriée. Il convient d'évaluer si cette prise en charge représente la meilleure solution pour les enfants concernés.
Nous rappelons pour notre part l'importance des liens fraternels, qui est l'un des fondamentaux de notre action depuis l'origine. SOS Villages d'Enfants met tout en œuvre pour que les frères et sœurs ne soient pas séparés mais puissent partager la même enfance.
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